Jeune Afrique a publié le palmarès des 30 villes les plus attractives d'Afrique

Dynamisme économique, gouvernance et urbanisation : Jeune Afrique classe les 30 villes africaines les plus attractives. Découvrez les métropoles en tête et leurs atouts.

Jeune Afrique a publié le palmarès des 30 villes les plus attractives d'Afrique

Le magazine Jeune Afrique a récemment publié un classement des 30 villes les plus attractives du continent africain, mettant en lumière leurs atouts et leurs défis. Certaines métropoles, comme Le Cap, Johannesburg et Casablanca, se distinguent par leur dynamisme économique et leur gouvernance efficace, tandis que d'autres rencontrent encore des obstacles majeurs.

Une domination marocaine et sud-africaine

D'après Jeune Afrique, les villes sud-africaines et marocaines occupent les premières places du classement. Le Cap, en tête, conjugue une qualité de vie exceptionnelle avec une gouvernance avancée. Le maire Geordin Hill-Lewis souligne que "la bonne gouvernance est la base d'une économie créatrice d'emplois", un principe mis en pratique avec un investissement de près de 2 milliards d'euros pour le BTP sur trois ans.

Derrière Le Cap, Kigali, Johannesburg, Casablanca et Rabat se tiennent dans un mouchoir de poche. Kigali, reconnue pour sa propreté exemplaire, obtient une note quasi parfaite de 9,5/10 dans cette catégorie. Johannesburg, malgré des problèmes de sécurité, se distingue par son attractivité pour les investissements directs étrangers, notamment avec l'implantation de Google et de McDonald's.

Casablanca et Rabat incarnent une rivalité marocaine : Rabat excelle en sécurité et en espaces verts, tandis que Casablanca domine sur le plan économique. La métropole économique marocaine a attiré 113 projets d'IDE depuis 2019, pour plus de 2 milliards de dollars d'investissements.

L'urbanisation et ses défis

L'étude de Jeune Afrique met également en évidence les défis urbains, notamment en matière d'infrastructures et de logement. Abidjan, bien qu'arrivant en neuvième position, peine à fournir des logements de qualité. Accra, Lomé et Maputo sont confrontées à des problèmes d'accès à l'eau potable et à la corruption.

L'étude rappelle que d'ici 2050, deux tiers des Africains vivront en ville. Toutefois, la croissance urbaine rapide s'accompagne d'un sous-investissement en infrastructures. Nairobi, par exemple, bien que sixième du classement, souffre d'un transport en commun inefficace, impactant l'accès à l'emploi.

Gouvernance et décentralisation

La centralisation du pouvoir constitue un autre enjeu majeur. En Égypte, les maires sont nommés par la présidence, tandis qu'au Bénin, les secrétaires généraux étatiques dominent les conseils municipaux. Jeune Afrique souligne que des villes comme Douala et Yaoundé stagnent en raison d'une gouvernance locale limitée par l'État central.

Enfin, le rapport met en avant le potentiel des "grappes urbaines" pour favoriser l'intégration économique et améliorer les conditions de vie. L'exemple de Kinshasa et Brazzaville, deux capitales situées face à face, illustre cette tendance vers une conurbation transnationale.

Le classement des 30 villes les plus attractives d'Afrique selon Jeune Afrique :

1. Le Cap

16. Lusaka
2. Kigali

17. Cotonou

3. Johannesburg

18. Oran

4. Casablanca

19. Kampala

5. Rabat

20. Abuja

6. Nairobi 21. Lomé
7. Alexandrie 22. Alger
8. Le Caire 23. Douala
9. Abidjan 24. Yaoundé
10. Accra 25. Luanda
11. Lagos

26. Maputo

12. Dakar 27. Harare
13. Gaborone

28. Kinshasa

14. Addis-Abeba

29. Libreville

15. Tunis

30. Ouagadougou

Cette analyse de Jeune Afrique met en évidence les opportunités et défis de l'urbanisation en Afrique, soulignant l'importance d'une gouvernance efficace et d'investissements en infrastructures pour assurer un développement durable des métropoles africaines.


Source : Jeune Afrique